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L'égalité homme-femme ?
Légalité homme-femme, un acquis? Dimanche dernier à Magog, on célébrait la «Journée internationale des femmes 2010».
En cette journée de printemps ensoleillée, née avant terme, un vent insolent, poussiéreux, excité, courait vers les rives du lac. Le Memphrémagog craquait de partout et se lamentait au réveil du prématuré, applaudi par une marée précoce de touristes qui déferlaient sur son rivage.
Quant à nous, nous faisions la queue au Vieux Clocher pour être solidaires à la «cause des femmes», lesquelles n’ont acquis le droit de vote au Québec qu’en 1940. On essaie, en les accompagnant, à devenir des partenaires égales et libres. Faudra-t-il encore accepter longtemps les politiques de discrimination positive et d’accommodements raisonnables pour corriger le tir indéfiniment ?
Environ 350 personnes sont au rendez-vous. Plus de 90% de femmes et moins de10% d’hommes dont la moyenne d’âge frise les 60 ans. Les jeunes femmes et les garçons, hélas, sont ailleurs, à courir après leurs amours effervescentes ou leurs bambins.
Les batailles ont eu lieu, les victoires et les médailles sont bien alignées! Pour les filles et les garçons, tout semble maintenant acquis, possible.
Pensez-vous? Sur scène, les prestations se suivent et les textes, les chansons, les discours, les danses, rappellent l’injustice, l’inégalité, la précarité et la pauvreté systémique, encore et toujours.
Sous le thème: «Le coffre à bijoux en art», les prestations formidables de la comédienne Diane Jules et de l’Atelier–Théâtre, la lecture du texte indémodable de Mme Lise Payette, la performance exceptionnelle de Véronique Suzanne, les danses poignantes de Mmes Choquette et Denis, le touchant chœur de femmes et le tableau collectif harmonisé par Céline Roger, furent animés par Hélène Dufresne de messages forts, pleins de beauté et d’émotion, aussi variés que la centaine de lumineuses protagonistes de cet événement, magistralement organisé par la vaillante équipe du Centre des femmes Memphrémagog.
N’est-ce que le combat sexué d’une seule génération qui curieusement rendit hommage au combat de leurs grand-mères!
Ce château de cartes peut-il encore s’écrouler? Des cris d’alarme encore sonores, des frustrations, se font entendre de l’épouse violentée, de la mère surmenée, et de l’homme absent qui «…est parti pour travailler…» mais des revendications, où en sont-elles ?
Tout semble dit et pourtant! Malgré la fête désirée, trop de femmes, même en 2010 au Québec, sont encore en alerte, dorment mal et trop peu, doivent garder l’œil ouvert et revendiquer quotidiennement le respect, l’autonomie et l’équité, comme d’une minorité face à une majorité.
Qui ne dépend pas d’une femme, d’une mère ou même d’une patronne?
Et, à défaut de diriger la destinée des nations, elles, les femmes, savent attendre, espérer. Marchons donc, à visages découverts, hommes et femmes, pour un monde meilleur!
Quand elles sont épanouies et prospères le bonheur des femmes profite à tous sur la planète à Magog comme à Tombouctou. L’unité et la paix passent par l’autonomie, la liberté et la prospérité, loin d’être gagnées!
C’est l’espoir qui fait vivre!
Tant que toutes les femmes ne seront pas libres, nous serons en marche! (infos : www.ffq.qc.ca)
«La marche mondiale des femmes 2010» se tiendra du 8 mars à la mi-octobre.
Texte collectif rédigé par
Anny Schneider, Doriane Laperle, Roberpierre Monnier, Jean Simoneau,
L’âge moyen du collectif : 62.5 ans
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